
Un citoyen tunisien offrant des fleurs aux soldat en signe de reconnaissance.
Par Djamaledine Benchenouf
L’évidence est aveuglante, en effet. Ce régime est en fin de ressources, et il le sait lui-même. Mais il est aveuglé par les propres tares, la voracité, et la mégalomanie de ses barons. Aujourd’hui, épouvanté par les révolutions populaires qui ont fait vaciller, puis s’effondrer les régimes despotiques voisins, ce régime, plutôt que de prévenir une révolution violente, et de se résigner à rendre les clés de la maison, à son véritable propriétaire, le peuple algérien, il n’est préoccupé que d’une seule et unique inconnue: chercher à savoir, coûte que coûte, ce que sera la réaction de l’armée en cas de soulèvement populaire, et se la concilier, par tous les moyens.
C’est pour cela qu’il a très mal perçu la réaction des armées tunisienne et égyptienne. Il aurait voulu que celles-ci tirent sur les manifestants, qu’elles les empêchent de chasser les despotes qui les broyaient.
Aujourd’hui, il n’est obnubilé que par cette question. Rien ne le préoccupe davantage. Parce que hormis cette inconnue, il croit avoir pris toutes les précautions utiles. Les effectifs sécuritaires, entre policiers, gendarmes et miliciens, qu’il a alignés pour une répression programmée dans ses moindres détails, les augmentations de salaires exorbitantes, avec effet rétroactif sur trois années, qu’il a consenti à tous les policiers, gendarmes et militaires, les armements et une batterie ahurissantes de moyens qu’il a mis en place, pour réprimer toute velléité populaire de soulèvement, ne souffrent que d’un seul impondérable: La réaction de l’armée.
Et les rumeurs qui circulent depuis plus de deux mois, dans des milieux d’officiers algériens ne sont pas pour le rassurer. Des milliers d’officiers font savoir, en effet, à leur manière, et au sein de leur propre institution, que le régime ne devra pas les solliciter pour faire tirer sur la population, et que bien au contraire, s’ils estiment que le peuple est l’objet d’exactions qui passent la limite de la légalité, leur camp naturel serait du côté de leur peuple. Comme en Tunisie, et comme en Egypte. Et c’est là le principal problème de l’heure pour le régime, le seul et le plus important en l’occurrence, qui est totalement tabou, et qu’aucun média n’a seulement évoqué, serait-ce par allusion.
C’est cela en effet le problème qui empêche les barons du régime de dormir, et qui les pousse à des attitudes qui frisent la panique, comme de déplacer leurs capitaux des banques américaines et européennes pour les placer dans les pays du Golfe, au Venezuela et autres pays receleurs.
En ce moment même, il règne au sein de l’armée algérienne un climat de chasse aux sorcières, où le DRS joue le même rôle que dans les années 90 où il lançait des traques qui finissaient souvent en assassinats, contre tous les officiers suspectés seulement d’avoir des sympathies islamistes. Aujourd’hui il n’a plus les moyens de ses turpitudes, et il ne peut plus faire assassiner une majorité de jeunes officiers. Trop nombreux, en une période qui n’est plus aussi permissive que pendant la décennie rouge. Mais il tente de leur faire peur, en même temps qu’il tend la carotte aux plus charismatiques d’entre-eux.
Mais tant va la cruche à l’eau. Lorsqu’un régime s’est imposé par la peur et le carnage, et qu’il ne peut plus se livrer à de telles extrémités, ceux qui sa taisaient, ou qui se terraient, parce qu’ils craignaient pour leur vie, s’enhardissent et se manifestent de plus en plus ouvertement. Et ceci entraînant cela, le nombre des officiers qui affichent leur ralliement à leur seul peuple, comme on brandit un étendard, devient de plus en plus massif.
Le régime est effrayé
C’est cela qui a jeté l’effroi dans le cœur des barons du régime. Car l’armée était leur principale garantie de survie. Aujourd’hui, ils ne craignent pas seulement que l’armée ne se range pas de leur côté, contre le peuple, mais ils savent, sans l’ombre d’un doute, que si le soulèvement est massif, l’armée algérienne serait à l’avant garde de la révolution. C’est cela le nombre d’or de la formule, si je puis dire. Et c’est pour cela qu’il nous faut multiplier les appels à nos frères officiers, sous-officiers et hommes de troupe.

Des citoyens égyptiens fêtant la chute de la dictature Moubarak à bord d'un char de l'armée égyptienne.
De leur engagement à nos côtés dépend la suite des évènements. Il suffirait qu’ils fassent connaître massivement leur intention de rallier la cause du peuple pour que ce régime abdique. Car les exemples des despotes qui ont été balayés sont là pour lui rappeler qu’il est de son intérêt, celui des barons qui le composent, de leurs clientèles et de leurs parentèles, qu’ils remettent les clés de la maison à son véritable propriétaire. De façon franche et irrévocable. Sans chercher à tergiverser, ni à ruser. Le temps n’est plus au replâtrage, mais à la démolition de tout l’édifice mafieux, et à l’avènement d’un Etat de Droit.
Ces barons du régime peuvent épargner au pays, et surtout à eux-mêmes, de lourdes conséquences. Les situations comme celles que vit notre pays, lorsqu’elles dégénèrent, peuvent devenir incontrôlables. Elles peuvent déboucher sur des tragédies immenses. C’est à eux qu’il appartient aujourd’hui de rendre ce pays à son peuple. Il leur sera tenu compte de cette sage résolution, si elle se produit. Et ils pourront peut-être jouir du fruit de leurs rapines, si le peuple le leur permettra, pour avoir su éviter de faire couler son sang. Sinon, le peuple algérien et son armée sauront qui aura été le principal responsable de toute tragédie qui viendrait endeuiller, encore une fois, les Algériens. Et ils sauraient que toutes les souffrances inutiles qui auront été infligées au peuple n’auront été dictées que par le désir de s’accrocher au pouvoir, juste pour pouvoir continuer à piller le pays, au prix d’un fleuve de sang. A Dieu ne plaise !
D.B
Ce qui contraint l’armée (j’exclus les généraux corrompus et les criminelles) de bousculer du côté du peuple c’est la révolte, la pression utile et nécessaire pour fissurer la coalition GENERAUX- PRESIDENCE, la coalition MEDIENNE-BOUTEFLIKA, la cohalition FLN-RND-HAMAS. La révolte populaire, les manifestations répétées, les gréves, les actions de boycott d’élections, le harcèlement quotidiens des forces répressives lors des protestations sur les questions sociales, ou les abus d’autortite ensemble du territoire, pour que l’armée cède devant la volonté du peuple au changement. Les révoltes
l’armée doit créer sa propre dissidence et rejoindre le peuple car tout le monde sait que la police et la gendarmerie ont choisis leur camp c’est trop tard pour eux.
Les révoltes quotidiens sur l’ensemble du territoire, les gréves répétés des groupes sociaux , les manifestations quotidiens des partis d’opposition qui veulent réellement le changement, les actions de lutte pour demander le changement. Les acteurs politique ont peur de faire leur travail. Le RCD et ces militants, le FFS et ces militants, le FIS et ces militants, les mouvements d’opposition et leur militants devraient coordonnes leur actions, organiser des manifestations, des gréves. Les militants du changement ont peur de sortir dans la rue, d’organiser des meetings, des manifestations et des gréves. L’appareil répressif, les policier, le DRS ne peuvent rien faire devant la révolte populaire, devant les cris pour le changement. Le changement pour chasser ces voleurs et ces criminelles de la vie présente et future du peuple Algérien. Nous n’allons pas attendre les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens pour se débarrasser de la tyrannie du clan des GENERAUX et du clan de Tlemcen, du clan de Medienne et de BOUTEFLIKA. Le peuple Algérien dot tôt ou tard assumer ces responsabilités, au lieu de subir les changements qui sont inévitable nous devrions participer activement au changement.
Le peuple lorsqu’il va décider de sortir pour se débarrasser de ces criminelles et voleurs, lorsqu’il va décider de mettre de la pression sur ces bandits pour les sortir de la petite porte comme des rats rien ne peut l’arrêter ni le dissuader et le monde entiers vont nous aider par la simple raison, pendant deux décennies nous subissant la répression, torture, les enlèvements, les assassinats politiques, les crimes de masse, l’intimidation par leur groupes de terroristes, les menaces par les bombes, les détournements, la corruption, le gaspillage des ressources naturelles, la dénationalisation des hydrocarbures, l’épuisement des réserves de gaz et de pétrole au profit de leur maîtres, la fuite des capitaux qui ont détourné pendant que le peuple se faisait massacrer et vous voulez que le peuple restent enfermer dans sa douleur et son désespoir, ces criminelles poussent nos enfants a fuir le calvaire sur des barques de fortunes, nos intellectuelles quettent pour obtenir des visas de séjours pour ne plus revenir et vous voulez que le peuple attend que les Tunisiens, les égyptiens et les libyens viennent le sauver des griffes de l’OGRE. Oui je souhaitent au peuple de sortir crier sa douleur pour échapper a la fatalité. Vous Algériens et Algériennes qui hésitent de sauter a travers la barrière de la peur, sachez que vous n’êtes pas seul le monde va vous aider le jour ou vous déciderez de sortir de votre cauchemars ces ogres qui hantent votre présent et qui risquent de vous gâchez votre futur. Le monde arabe, nos voisins Tunisiens et libyens seront avce nous pour nous soutenir.
Salut!
Avant d’entrer dans le vif du sujet j’aimerai proposer une hypothèse comparative entre le régime en Libye et le régime en Algérie pour comprendre un peu quelles seront les conséquences si jamais une révolte prenne jour en Algérie.
En ce moment les pro Kadhafi ont voulu faire valoir la thèse que le pouvoir en Libye était des plus crédibles sur le plan de la bonne gouvernance et que le niveau de vie du peuple libyen est supposé être le meilleur dans le monde entier.
OK! C’est clair; mais dans un pays ou la population n’excède pas les 8 millions de d’habitants avec des richesses naturelles qui équivalent presque celle de l’Algérie on se demande comment qu’ils ne peuvent vivre dans cette prospérité.
Par contre, sur le plan des droits de l’homme et de la démocratie rien n’était bon et propre, puisque le pouvoir était exclusif, hégémonique et en place depuis plus de 40 ans.
Normalement quand le peuple a manifesté et revendiqué son désir de changer il n’y a pas lieu de tergiverser et de philosopher d’une façon démagogique sur la manière et la finalité, et surtout il ne fallait pas menacer et ordonner une violente répression contre le peuple.
Il est clair que, quand il y a incompatibilité des moeurs, d’humeur, d’intérêts et de légitimité entre le peuple et ses gouvernants, il appartient à ses derniers de quitter le pouvoir sans crier gare; Mais, le pouvoir de Kadhafi s’est distingué par son entêtement et a voulu réprimer dans le sang toute une population pour étouffer cette révolte.
C’est dans ces circonstances qu’il y a eu l’intervention étrangère qui a débouché sur la révolte du pouvoir de Kadhafi et entraîné tous ces dégâts.
Pour revenir au contexte de l’Algérie, il est très simple de comprendre que le schéma est très différent, puisqu’il est simple et compliqué à la fois. Car, la situation peut se dénouer pacifiquement comme elle peut dégénérer vers le chaos, tous dépend de la vraie compréhension des choses par les différentes parties antagonistes et c’est le rapport de force sur l’aspect crédibilité, légitimité et objectivité, conjuguées aux capacités de sensibilisation et d’adhésion des potentialités humaines, qui va faire la différence.
Dans ces conditions chacun est mis devant ses responsabilités devant Dieu et l’histoire, et tous les actes et les faits des individus seront comptés pour eux ou contre eux, d’un coté comme de l’autre.
je vois d’ici tous les traitres genre CNT algerien demander à sarkozy de bombarder les algeriens qui ne veulent pas d’eux.
tous ces nouveau harkis n’attendent que ca. on ne vous voit jammais dans les rue pancarte à la main essayer de faire chager ou evoluer les choses. vous etes prets à vendre l’algerie pour vous installer vous au pouvoir et je suis sure que vous n’etes pas mieux que les generaux assassins qui massacrés 200.000 algeriens.
lorsque des algériens ont voulu marcher et manifester, ce sont des baltaguiya du régime comme toi qui les ont empêché de le faire et tu viens aujourd’hui leur reprocher de n’avoir rien fait ?!? Tu as même l’outre cuidance de les traiter de harki ?! Le monde à l’envers !
Li medhloul madhloul et c’est bien à cause de personnes comme toi que la France est resté 132 longues années en Algérie !
Atas, mazal el-hal !
Taper sur le pouvoir est devenue une mode, une façon de montrer qu’on est contre pour se dédouaner et revêtir le nouveau costume. Beaucoup profitent et ont profité de ce système mais jouent en ce moment au jeu de la révolution. Qui a un frère général ou haut placé dans les sphères de l’état et n’aurai profité ? Ya djemaâ rana 3aychine fil l’Algérie we na3arfou ba3dna elba3d, Barkew ma tghaltou fecha3b , yekfih ma sralou m’3a s’khana we enar.
Nous avons le droit d’exiger le changement pour une vraie démocratie mais sans le bombardement de l’Otan, une grave erreur commise par les pseudo révolutionnaires Libyens et je vois aussi une certaine opposition Syrienne qui lance appel à l’intervention étrangère. bah! l’irak et l’Afganistant c’est le bourbier pire que le Vietnam.
Qui a appelé l’otan à intervenir en Algérie ? Je n’ai rien lu ni entendu de déclarations de ce genre de la part de personnalités algériennes. Pourrais-tu stp nous citer des cas concrets avec références crédibles si possibles ? Merci d’avance.
Autrement, ce que tu insinues relève seulement du domaine de la propagande de mauvaise facture concoctée dans les labos habituels qui pensent surtout à préserver leurs privilèges et à sauver leur peau au lieu de leur pays !
Au diable le pouvoir algerien avec sa propagande à la télé ,dans les mosquées et leur argent sale qui séduit la population .Allez aux enfers .
The first reform we need to do in the army is limit the weight of officers. Just looks our army general. Most of them are fat « des gourdes » because all their food is haram.
Non M Benchenouf le pouvoir a peur que le peuple penche vers l’armée, parce que le peuple dort