En attendant le FFS qui doit bientôt se prononcer, le RCD a décidé de ne pas participer aux législatives de mai 2010 ce vendredi 17 février lors de la réunion de son conseil national à Alger. Dans son discours, le président du RCD, Said Sadi, a violemment attaqué le DRS et a estimé que la prochaine assemblée est recrutée « sur le mode du proxénétisme ».

Pour le RCD, le régime n’a pas répondu aux deux exigences d’une observation internationale massive et de qualité ainsi que la révision du fichier électoral par une commission composée de personnalité indépendante. Selon, Saïd Sadi, « tous les participants au vote du 10 mai ont négocié leur quota. »

Said Sadi révèlera aux membres de son parti, qu’en cas de participation, le régime aurait attribué tout au plus 4 sièges. « Ils nous ont réservé 4 sièges », a-t-il affirmé.

Participer au scrutin « c’est se rendre complice d’un désastre que nous avons toujours combattu », ajoutera t-il, en estimant que les législatives prochaines, procèdent du « proxénétisme politique. »

« La prochaine assemblée sera recrutée sur le mode du proxénétisme et aura une mission de prostitution politique », a déclaré Saïd Sadi, expliquant qu’elle sera « composée pour l’essentiel de petits délinquants pris la main dans le sac, qui auront pour fonction d’occuper le trottoir parlementaire alors que, derrière les rideaux, les maquereaux réorganisent leurs réseaux à travers une succession particulièrement laborieuse. » Pour Said Sadi, cette « assemblée n’ira pas à son terme. »

Sadi charge Toufik

Lors de cette intervention, le DRS, les services de renseignements, a été accusé d’orchestrer et de mener une opération de pourrissement de la vie politique en Algérie

M. Sadi estime que c’est le DRS qui utilise le chantage par l’islamisme.

« A coté du brouillage stratégique, le DRS use d’un autre stratagème pour justifier le statu-quo : le menace islamiste. »

Revenant sur l’élection de 1991, le président du RCD, a rappelé avoir « déclaré sur les ondes de la chaine 3 le soir même des élections législatives de 1991 : « s’il se confirme que ces résultats sont fidèles au vote des Algériens, il faudra le respecter, mais dès que les menaces ont été proférées contre ceux et celles qui n’adhèrent pas aux thèses des gagnants, il fallait se mobiliser contre l’abus ».

Aujourd’hui encore, dit-il, « il faut rester sur la même position ». « Ce n’est pas aux services (DRS) qui ont livré l’école, les mosquées et les médias à l’extrémisme qu’il revient de nous faire la leçon contre un péril qu’ils ont semé et qu’ils continuent de manipuler avec cynisme et irresponsabilité», considérant, que le DRS s’accommodera bien de l’intégrisme et non de la démocratie.

Il conclura en indiquant que « l’islamisme est au pouvoir depuis longtemps ».

KalimaDZ