Vendredi , 24 mai 2013
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Lettre de Mourad Dhina de prison : Mon printemps parisien

Lettre de Mourad Dhina de prison : Mon printemps parisien

Par Mourad D’hina

Au nom du Tout Miséricordieux,

Cela fait trois mois que je suis incarcéré à la prison de la Santé à Paris, sous écrou extraditionnel, suite à un mandat d’arrêt émis par le pouvoir algérien. Lors de l’audience du 21 mars 2012 devant la Chambre d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, il est clairement apparu, de l’aveu même du procureur, que la demande d’extradition et les accusations qu’elle porte à mon encontre souffraient d’incohérences avérées sur le plan du droit. Les faits reprochés ne sont pas circonstanciés. En effet, et comme je l’ai déclaré lors de l’audience, je ne sais toujours pas quels sont les faits qui me sont reprochés, ainsi que les lieux et dates de leur commission, éléments indispensables à la qualification d’un crime passible d’être puni par la loi.

Je rajouterais aussi que ceci démontre que toute la procédure n’est que maquillage juridique d’une affaire politique. La chambre d’instruction a néanmoins décidé le 4 avril 2012 d’accorder un délai de deux mois aux autorités algériennes pour qu’elles présentent un complément d’informations. Il faudra comprendre par ceci une injonction du genre « veuillez nous envoyer un dossier qui tient la route sur le plan du droit ».

Je me rends compte aussi – et je l’ai dit lors de l’audience – que tout est fait pour rendre la plus longue possible ma détention à Paris. Cela pourrait même être le but recherché par ceux qui à Alger pilotent cette demande d’extradition.

La France est notoirement reconnue comme étant un Etat de droit. Cependant la conjoncture dans laquelle se passe ma détention à Paris suscite quelques interrogations. En effet, je me trouve en France dans une atmosphère marquées par :

1) la commémoration du 50ème anniversaire des accords d’Evian ;
2) la campagne pour les élections présidentielles françaises ;
3) les assassinats à Toulouse et leur instrumentalisation concernant la place de l’Islam en France.

Les deux derniers points, surtout dans la mesure où ils se sont imbriqués dans un magma d’amalgames et de manipulations que d’aucuns parmi les hommes politiques français n’ont pas hésité de qualifier de nauséabond, montrent qu’il y a bien des « vases communicants » entre les divers pouvoirs, censés être indépendants dans une démocratie. Ce constat est d’autant plus vrai lorsque sont abordées les relations algéro-françaises. Celles-ci restent à ce jour dominées tantôt par les collusions et les « affaires », tantôt par la méfiance, les infiltrations et les manipulations, et parfois même par la vassalité.

La façon dont a été commémoré l’anniversaire des accords d’Evian du 18 mars 1962 montre que des deux côtés de la Méditerranée on en est encore à la dissimulation, au déni ou carrément à la falsification de l’histoire.

Pour moi, qui fait partie d’une génération qui n’a connu, Dieu merci, qu’une Algérie indépendante, cet évènement me rappelle les similitudes entre la guerre 1954-1962 et celle des années 1990. La torture, les disparitions, les massacres, les camps de concentration, les infiltrations et crimes dans le cadre de la guerre contre-insurrectionnelle, les législations d’exception, la « pacification », les milices, etc.

Ceux qui ont pris le pouvoir en été 1962 en Algérie se sont imposés par la force des armes, contre leurs propres frères de lutte, et n’ont dans leur majorité jamais combattu l’armée coloniale. En 1992, c’est aussi par la force des armes que des Algériens ont bafoué le résultat des urnes. Ferhat Abbas n’a pas hésité à évoquer « l’indépendance confisquée » (1) et il convient de se poser encore aujourd’hui la question de savoir dans quelle mesure le peuple algérien jouit – et jouira demain – de la vraie liberté.

Je rappelle ces faits car certains, en parlant de la crise des années 1990, ont préconisé de « tourner la page » et d’agréer la charte de 2006, dite de réconciliation nationale, comme remède aux horreurs vécues. Les déchirements, injustices et questionnements sur la période 1830-1962 nous hantent toujours et influent encore sur notre quotidien ainsi que sur notre sécurité intérieure et extérieure. Comment alors oublier 1992 tandis que 1962 façonne encore notre présent ?

Ce sont ces considérations historiques, éthiques et politiques qui sous-tendent mon combat non-violent pour un vrai changement dans mon pays et c’est bien ce combat qui dérange aujourd’hui le pouvoir algérien. Il est aussi la cause de ma détention actuelle en France. La privation de liberté n’est jamais agréable à vivre mais elle me rappelle aussi que des milliers de mes concitoyens ont eu à payer un prix beaucoup plus lourd que moi. N’oublions jamais d’honorer la mémoire de tous les Algériens et Algériennes massacrés, exécutés, torturés, disparus ou détenus arbitrairement.

De nombreux récits et témoignages existent sur les prisons. Ils décrivent souvent les conditions difficiles, parfois inhumaines, que vivent les détenus. D’autres nous les présentent comme des lieux de solitude et de réflexion ou même des écoles. Je ne suis dans mon cas, Dieu merci, pas soumis à des traitements inhumains, mais tout est fait pour rappeler à tout moment qu’on est soumis à une stricte application de la privation de liberté. Là où je suis, il est difficile de trouver du temps pour le recueillement, la réflexion ou la production intellectuelle. La promiscuité (quatre personnes dans une cellule de 10m2), les diverses procédures pour les choses les plus banales (douche, repas, promenade, visite, etc.) confinent le détenu que je suis dans un monde contraint.

Certains ont affirmé que je n’aurais jamais dû venir en France car mon arrestation était prévisible vu les « spécificités » des relations algéro-françaises. Je dirais deux choses à ce sujet. La première est que le mandat d’arrêt algérien a été ignoré par plusieurs pays, car il était incohérent sur le plan du droit et avait clairement des buts politiques. La seconde est que je savais de source sûre que la justice française avait décidé, suite à des rappels récents du pouvoir algérien, de procéder à mon arrestation. La décision que j’ai alors prise était que je ne céderai rien de ma liberté d’action, dans la légalité et la transparence, même si ceci me ferait courir le risque d’une arrestation en France.

Je me suis rendu en France par route à trois ou quatre reprises en 2011. Je n’ai jamais cherché à me dissimuler et lors de mon arrestation en janvier 2012 à l’aéroport d’Orly, je voyageais encore une fois en toute transparence. Je dois cependant reconnaitre que je ne m’attendais pas à un tel zèle de la part de la justice française. Je n’irais pas jusqu’à dire que cette dernière a bafoué le droit, mais j’observe qu’elle utilise toutes les voies pour prolonger au maximum ma détention. Malgré cette situation je ne regrette rien et je pense qu’il fallait « crever l’abcès ». Ceci est une étape dans le conflit politique qui m’oppose au régime algérien et il n’est pas étonnant qu’elle se déroule en France. Cette étape permettra de démontrer une nouvelle fois l’instrumentalisation du droit par ce régime qui, comme toute dictature, s’est employé à persécuter, éliminer et surtout salir ses opposants. Je suis de façon récurrente accusé par les services algériens et leurs sbires de « terrorisme » et je sais que certains finissent à force d’entendre ces accusations par se demander, de toute bonne foi, s’il n’y a pas quand même une part de vérité dans ces accusations. Ceci ne m’importune point car je considère que toute personne publique doit accepter de rendre compte de ses actes et paroles.

Le terme « terrorisme » a, en Algérie, une définition politique et non juridique. Le Code pénal algérien en vigueur, notamment son article 87bis, suffit à le prouver. Devant une juridiction algérienne tout opposant peut être condamné pour terrorisme en vertu de cet article qui s’apparente donc à un « fourre-tout ». La justice algérienne est aux ordres et il est de mon devoir de ne pas me taire face à cette dérive, car œuvrer pour un Etat de droit constitue la pierre angulaire de mon combat.

Je dois aussi dire, sans ambiguïté, que je condamne sans réserve tout terrorisme, dans sa définition juridique, et qui viserait notamment à s’attaquer à des civils, à imposer un ordre politique par la force ou à menacer les institutions démocratiques d’un pays. L’Algérie a certainement souffert, à grande échelle, de tels crimes sur lesquels il faudra faire toute la lumière et c’est ce à quoi j’appelle avec force alors que le pouvoir actuel veut imposer l’amnésie. L’Histoire montre que de tels drames ne peuvent être occultés à jamais. Il a fallu attendre 1999 pour que la France reconnaisse la « Guerre d’Algérie » de 1954-1962, alors qu’elle la présentait auparavant comme une opération de maintien de l’ordre traitant ainsi les maquisards algériens de maudits fellaghas, terroristes ou barbares. Mon père qui a combattu pour l’indépendance de son pays était un terroriste pour le colonisateur. Certains diront qu’il est trop tôt pour rouvrir les plaies de la crise algérienne des années 1990. Je ne partage pas cet avis et je reste convaincu qu’il est possible, avec une réelle volonté politique de changement, de solder cette période avec équité et sans esprit de vengeance. Ceci est indispensable pour permettre à l’Algérie de repartir sur des bases saines.

Qu’on ne s’y trompe pas : la crise des années 1990, sous tous ses aspects, hante toujours l’Algérie et façonne encore la nature du pouvoir en place. L’alternative imposée par le pouvoir et incluant, entre autres, la charte dite de réconciliation nationale, ne peut être acceptée ni dans le fond ni dans la forme. J’ai déjà eu l’occasion avec d’autres d’expliquer pourquoi elle doit être rejetée (2). Je mentionnerai au passage que j’ai été invité par des émissaires du régime algérien à « régler mon cas » en adhérant à la dite charte en contrepartie d’une amnistie. J’ai sèchement refusé cette offre. Il aurait été indécent pour moi de rejeter la charte sur le principe et l’accepter pour « régler mon cas ». Le fait d’avoir été condamné par une justice aux ordres m’honore et je ne m’abaisserai jamais devant la tyrannie car j’ai choisi la voie de la légitimité et l’amour de mon pays.

L’origine de la violence en Algérie est intimement liée au coup d’Etat de 1992 et à la répression qui s’ensuivit. Beaucoup ont été contraints à prendre les armes contre un pouvoir qui a bafoué leurs droits et qui avait commencé, selon sa propre terminologie, à les éradiquer. Gandhi lui-même a dit qu’il y a pire que la violence : la lâcheté. La stratégie contre-insurrectionnelle du pouvoir qui cherchait la confrontation de même que les dérives qui entachent toute insurrection armée ont plongé le pays dans les horreurs que l’on sait. Aujourd’hui il est clair que le pouvoir se nourrit de violence et ne peut se régénérer qu’en la maintenant dans le cadre d’un conflit armé de faible intensité. Il faut donc le priver de son environnement pervers en s’attachant à le combattre par des méthodes exclusivement non-violentes.

Les droits de l’homme, la liberté, la dignité et le suffrage universel ne doivent pas être compromis dans notre pays et nous devons tous éviter de sombrer dans la servitude volontaire à la tyrannie ou rester pétrifies dans la peur de lui faire face. Tergiverser sur ces principes conduit au chaos, car qui sacrifie la justice au nom de l’ordre perd les deux. Il est utile de rappeler ce passage du préambule de Déclaration universelle des droits de l’homme : « Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.»

Notre pays ne connaitra la véritable souveraineté, la dignité et la prospérité que lorsqu’émergera une classe politique qui rompra avec le système oligarchique de non-gouvernance qui s’impose à nous. Ce système ne vit que par la ruse, le mépris et l’exclusion du citoyen, le non-droit et la corruption.

Le destin a voulu que tous les changements qu’a connus l’Algérie à ce jour se fassent dans la douleur. Mais ceci n’est pas une fatalité et je suis de ceux qui ont une ambition forte pour notre pays et qui font en sorte pour que le changement soit cette fois réel et impérativement non-violent. «La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. » (Edmund Burke)

Gloire au très Haut qui dit : « A côté de la difficulté est certes la facilité. » (Saint Coran 94/5)

Mourad Dhina
Prison de la Santé, Paris
9 avril 2012

Notes de renvoi:

(1) Ferhat Abbas, L’indépendance confisquée, 1962-1978, Flammarion, Paris 1992.
(2) Quelle réconciliation pour l’Algérie ?, ouvrage collectif, Hoggar, Genève 2005.

15 commentaires

  1. Quand je vois un physicien prendre à témoin « le tout puissant » j’ai honte pour la Physique! Ce « tout puissant » que les virus que nous sommes, eu égard à l’immensité de l’univers, voulons en faire l’ami intime en le forçant à nous considérer comme sa préférée des créatures sur terre ! Rien que ça !
    Ce que vous n’étalez pas trop dans votre texte, c’est que si le FIS avait gagné les élections de 1991, c’était grâce à une supercherie de masse amplifiée à résonance! Celle dont le discours faisait dire à Abbas el madani  » celui qui vote FIS est assuré d’une place au paradis ». Évidemment, un peuple formaté depuis 1962 à un discours religieux ne pouvait qu’être bien mûr pour suivre de telles sornettes! Le seul combat qui mérite d’être mené Monsieur Dhina est celui de l’éveil des consciences, et ce n’est pas en vous référant constamment  » au tout puissant » pour vous donner l’illusion d’une vérité infuse que vous aiderez à ce combat !
    Ceci dit, je ne souhaites à personne de vivre la prison telle que vous la décrivez, mais ‘il y avait une leçon à retenir de ce passage, pour vous, c’est celui d’aider le peuple à sortir de ce trou noir mystique dans lequel vous voulez tous nous précipiter de force !
    Malgré ma vision diamétralement opposée à la vôtre concernant l’Algérie, je vous souhaite de retrouver la liberté au plus vite !

  2. « Au nom du Tout Miséricordieux » = il m’a délégué pour parler en son nom ?
    Anaal bliss y si Mourad ! Comment peut-on croire une seule seconde que le créateur de l’univers s’intéresse aux turpitudes des hommes ?
    Au moment où le décompte en exoplanètes découvertes depuis 10ans dépasse le millier, comment diable un physicien qui se respecte peut-il pousser le ridicule jusqu’à inviter Dieu comme témoin de ses délires ? Non-sens khouya ! Non-sens ! Il est temps de l’expliquer à Saladin Sidhoum, Ali Belhadj et Bouteflika le Taliban en exercice !
    On ne peut pas prétendre construire une Algérie moderne, avec à sa tête des hommes et des femmes qui usent et abusent de la supercherie de la grotte de l’an 622 ! A titre individuel, il n’y a aucun problème à croire à ce que l’on veut, mais à titre collectif, cela représente une inertie de société qui fera de nous des éternels derniers de la civilisation des hommes. C’est pourtant si simple nom d’une pipe ! Et si vous, le physicien, ne le comprenez pas, alors, il n’y a plus rien a espérer de notre Algérie.
    Si ce soir je donne un peu de mon temps à rédiger des commentaires pour vous, c’est que mon subconscient me force à me réfugier dans l’idée que si un scientifique ne comprend pas mes arguments, alors, il ne sert plus à rien pour moi de continuer à intervenir sur d’autres sites pour tenter d’éveiller la conscience algérienne.
    J’espère que de la prison où vous êtes, vous daignerez enclencher un dialogue de scientifiques pour tenter de sauver ce pays à la dérive si tant est que le modérateur de Kalimadz ne s’érige pas en gardien du temple mystique pour saper mes commentaires.

    • Bonjour,
      je vous répond tout en étant frustré, car je ne comprend pas ce qui vous motive a ce point pour vous en prendre a Monsieur Dhina qui pour « toutes âmes juste », ne peut qu’être respecter. sa situation depuis qu’il a quitté l’Algérie , et son combat en attestent. si vous n’avez aucun respect pour la religion , et si vous vous nourrissez d’autres idéologies, montrez simplement que la votre est respectueuse des autres. vous n’avez rien a dire sur le fond de sa requête, alors vous vous montrez « énergumène » sur des détails qui n’intéressent personne. Monsieur Dhina ne demande pas a tous les algériens d’être de fervents religieux ou a croire de force , mais ce que vous ne pouvez pas ignorer c’est que l’histoire de l’Algérie durant des siècles était nourri par la religion dans tout les aspects de la vie : sociale , économique, politique. rien qu’a cause de cette histoire vous devez respecter l’opinion de ceux qui pensent qu’il y a des choses positives a reprendre de cette histoire et ne pas importer toutes sortes d’idéologies qui n’ont fait que maintenir l’Algérie et tout le monde arabe a la remorque de la civilisation occidentale qui est née a la suite d’une histoire différente de la notre mais qui n’a pas mis a la poubelle tout ce qui venait de son passé, et pour preuve on continue a dire en Europe et en occident en général qu’il s’agit de civilisation judéo-chrétienne. voila pourquoi je pense que vos propos vous disqualifient en tant que protagoniste a une réflexion sur l’Algérie du futur.

    • Arrêtez de vous prendre pour le centre du monde, votre nombril vous joue des tours Mr Madani,l alors comme ça Mourad délire quand il commence son discours par « Au nom de tout mésirécordieux » alors que partout que tous les états de par le monde font référence dans leur déclartation/charte à DIEU qu’il soit juif, chrétien ou musulman, il n’ya que vous qui semblait souffir du complexe de la miséricorde de DIEU, je respecte vos convictions quelque quel soient, mais de grâce epargnez nous dans cette période ou l’Algerie va à l’abime vos querelles stériles réligion/laicité alors que le pays a besoin de tous ces enfants, Dr Dhina n’est pas prêt à se débarasser de son identité algerian (Amazigh, musulman) et jusqu’à preuve du contraire l’Islam pour une majorité des Algeriens une référence non négligeable alos que la mafia au pouvoir a tout fait dans l’import/import(Socialisme, capitalisme, sucre, café etc…, et a toujours instrumentalisé la relegion..Sachez que le peuple algerien a fait un choix de société un certain 1992 et justement tout ces chiens de garde et prostituées de l’association des malfaireurs au pouvoir ont crié au loup pour confisquer le choix du peuple et ça le peuple ne l’a pas oublié, et comme dit chez nus (yaghatou echems bil gherbal) tout le monde connait le cho0ix du peuple mais une poigné de dégénéraux au pouvoir avec la bénédiction de la France confisquent ce choix.
      Bientôt ce peuple se réveillera et donnera de nouveau une leçon de démocratie (en boycottant les éléctions) au monde entier.

      • Merci mon frere, au moins toi t’as pris le temps de le rendre a sa place , car on a plus besoin de ce genre de personnes dans le débat constructif.
        bonne con tinuation

  3. « vos propos vous disqualifient en tant que protagoniste à une réflexion sur l’Algérie du futur »
    Évidemment, que sait faire d’autre un islamiste sinon disqualifier ceux qui pensent autrement d’un débat qu’il ne comprend même pas ? Je m’adressais au Physicien Dhina, et tout autre personne, non physicien, est exclu de fait d’un tel débat qui se doit de se dérouler dans un référentiel d’analyse Galiléen lié à l’an 2012 et non à celui, bien relatif, lié à une certaine grotte de l’an 622!
    Quant à me disqualifier de l’avenir de l’Algérie, il n’est pas encore né l’imbécile qui pourra prétendre pouvoir le faire, surtout pas ceux qui prennent Allah pour un ami intime pour mieux perpétuer la supercherie de la grotte de l’an 622 et continuer la dictature spirituelle pour mieux voler le peuple!
    La supercherie ça suffit !

    • Kacem Madani,
      je suis très content que vous ayez répondu. figurez vous que je ne suis pas tout a fait physicien mais je suis ingénieur en informatique et télécoms ayant fait pas mal de science physique durant mon cursus universitaire, et c’est suffisant pour prétendre a une compréhension de vos propos (si vous me le permettez). quand j’ai usé du terme « disqualifient » , c’est justement après avoir compris le sens de vos propos qui a mes yeux relèvent d’une frustration envers tout ce qui vient de la religion d’où la disqualification « immédiate », car je vous rappelle Monsieur que n’importe qui ayant le socle minimum de connaissances nécessaire pour aborder la politique algérienne (ou en général : du monde arabe), que le temps d’opposer le laïc au religieux est révolu, et justement les meilleurs des deux camps s’accordent la dessus, même les plus fervents athées (comme vous semblez l’être). En plus vous avez utilisé des termes qu’on peut a juste titre qualifier d’inadmissible, au moins du point de vue de ceux qui respectent la religion et cela fait de vous un interlocuteur fermé. voyez vous que ce n’est pas en perpétuant ce « faux conflit » , laïcité contre islam dans un pays a majorité musulmane et pour rappel d’une très grande histoire musulmane que vous vous positionnez comme porteur d’alternatives a un régime non religieux ayant usé de cette supercherie « islam contre laïcité » , avec un résultat connu de tous : on a jamais été si bien incarné la médiocrité que de nos jours. voila donc cher compatriote (si vous me le permettez), je ne peux que vous dire de moderer votre vocabulaire quand vous vous adressez a toutes personnes (pas seulement Monsieur Dhina) et surtout de faire l’effort necessaire pour vous mettre a jours par rapport a la vie politique algérienne. Bien cordialement.

    • juste un petit oubli de ma part :
      je ne suis pas du tout islamiste, et pas du tout Laic.
      A bientot

  4. vous etes un site de ben amiss ou un conferirie merci de nous avoir ecarter du debat raconter se que vous voulez et bon courage

  5. Une absurdité…DEVRAIT-ON aujourd’hui inviter les gens à croire ou ne pas croire en DIEU…Ce DÉBAT EST DÉPASSÉ , chacun est libre mais entièrement libre cependant, le respect mutuel est plus que jamais entre « INTELLECTUELS »exigé…Sinon , CELUI QUI NE RESPECTE PAS l’opinion de l’autre est là simplement pour fausser le débat…Ce Monsieur semble reprocher à MOURAD SA FOI… Au-lieu de débattre le contenu de cette merveilleuse lettre que l’histoire ne manquerait surement pas de souligner comme contribution à l’édification d’une véritable démocratie en Algérie..Il est là , tel un bolchevique ou encore un stalinien pour ne pas dire un darwinien à fausser le débat qui plus est indispensable plus que jamais à notre société qui aspire seulement après 50 années à asseoir un Etat de droit où les droits de chacun de nous est respecté…

  6. Mr Kacem Amine se prend pour le centre du monde. Toute honte bue il le clame à la face des virus que nous sommes. Je cite : »Je m’adressais au Physicien Dhina, et tout autre personne, non physicien, est exclu de fait d’un tel débat…, lié à une certaine grotte de l’an 622! » ou encore : »Si ce soir je donne un peu de mon temps à rédiger des commentaires pour vous,… si un scientifique ne comprend pas mes arguments, alors, il ne sert plus à rien pour moi de continuer à intervenir sur d’autres sites pour tenter d’éveiller la conscience algérienne. » Rien que ça !!! Mais nous ne savions que vous existez Mr Kacem Madani, sinon, au lieu de faire appel au regretté BOUDIAF, nous aurions suggéré aux décideurs que le sauveur est dans nos murs. Pas besoin d’allez en ramener un, d’exilé, du Maroc.

  7. Vous avez apparemment un problème avec les gens de la grotte. Tout Physicien que vous semblez être, essayez de la localiser: c’est posé sous forme d’équation. La position du soleil dans la grotte, à son lever, puis à son coucher puis le temps écoulé jusqu’au réveil des garçon en l’an 622 (100 ans + 9). Et il y a dans le texte Coranique d’autres éléments à intégrer à l’équation. Alors…? Donnez vous la peine de lire. Je vous vois d’ici vous disant : encore un autre obscurantiste qui résonne comme ses frères Croyants selon un fatras de légendes. Dites-vous seulement d’où vous venez et où allez vous terminer. Car forcément lorsque l’on vient dans un monde, on chemine fatalement vers un ailleurs… Tout cela n’est pas aléatoire. C’est pensé, calculé et voulu…

    • Bonjour cher compatriote, je voulais juste « corriger » , je suis Amine, celui qui a répondu a Monsieur Kacem Madani et non Kacem Amine comme vous l’avez mentionné (par erreur bien sur) puisque j’ai lu la suite de votre commentaire qui renforce le mien et des autres freres qui ont répondu a ce Monsieur, qui pour le moindre que l’on puisse dire n’arrive pas a integrer dans l’equation de l’Algérie politique « le parametre islam ». Bonne continuation

  8. Un millier d’excuses, AMINE, mon très cher compatriote. J’ai en effet confondu… et vous avez eu la gentillesse de corriger de vous même. J’ai été outré par la suffisance, l’égo démesurément dilaté, distendu, très étalé, débordant etc … de Mr Kacem Madani. Il à eu l’immense mansuétude envers nous, ses compatriotes, de nous gratifier de ses rares et précieuses lumières de « Scientifique » tout en en nous menaçant de ne plus nous en faire profiter. Car il considère que nous ne sommes pas à la hauteur. Que nous faisons partie de la plèbe avec laquelle MOSSIEUR ne s’acoquine pas. ET il ose s’en prendre à un homme pour sa foi qu’il somme de se présenter en physicien et non en musulman s’il veut avoir l’honneur d’avoir à débattre avec son auguste personne… Comme mégalo, on ne fait pas mieux ! Il me rappelle « certains » qui ont mené le pays au bord du gouffre. Leurs vérités sont toujours les plus vraies tandis que toute personne qui se tait pour donner la parole à son prochain, ne peut qu’avoir tort…. et ses vérités, forcément, sont, bien sûr toujours les moins vraies…

    • Bien reçu, cher compatriote, de toutes façons je savais qu’il ne s’agissait là que d’une erreur de votre part. je profite de cette occasion pour vous dire que j’aime beaucoup vos réponses notamment la dernière qui avec ironie décrit exactement le positionnement de Monsieur Madani. Bien cordialement

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